QU’EST-CE QU’UN ÉDITEUR ?
 
 
L’éditeur effectue un choix parmi les manuscrits qu’on lui propose. Il a le savoir-faire pour apporter des corrections au texte et le mettre en page afin de le rendre plus lisible et apte à la publication. Il finance et coordonne la fabrication et l’impression de l’ouvrage, et accomplit les diverses obligations réglementaires (ISBN, dépôt légal, prix…). Il en assure la promotion (catalogue, référencement), le diffuse aux libraires et le distribue aux acheteurs (gestion des commandes, logistique et suivi du stock). Il procède à la rémunération de l’auteur. Il apporte une irremplaçable légitimité au livre, un label de qualité, notamment lorsque l’auteur n’est pas, ou peu, connu.
   
  Voir Charte des éditeurs en région (document PDF)
   
 
 
Charte 1
 
Charte 2
   
  Quelques liens :
   
 
Syndicat national de l’édition :   www.sne.fr
     
Centre national du livre :   www.centrenationaldulivre.fr
     
Agence régionale du livre PACA :   www.livre-paca.org
     
Fédération interrégionale du livre et de la lecture :   www.ffcb.org
     
 
DROITS D’AUTEUR ET ÉDITION NUMÉRIQUE
 
 
   
 
QU'EST CE QUE LES DROITS D' AUTEURS ?
   
 
Les auteurs sont protégés par le Code de la propriété intellectuelle (CPI) qui définit ainsi leurs droits : « L’auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d’ordre intellectuel et moral ainsi que des attributs d’ordre patrimonial. » Article L.111-1 du CP
 
  Les droits d’ordre moral (Article L.121-1 du CPI) :
   
 
« L’auteur jouit du respect au droit de son nom, de sa qualité et de son œuvre. Ce droit est attaché à sa personne. Il est perpétuel, inaliénable et imprescriptible. » C’est-à-dire que l’auteur ne peut renoncer à ce droit, qui se transmet à ses héritiers. Le droit moral se décompose en quatre attributs :
Droit de divulgation : Il s'agit du droit pour l'auteur de décider de mettre son œuvre à la disposition du public et de choisir les modes de divulgation. Par exemple, l'auteur peut accepter l'exposition publique de son œuvre mais refuser sa reproduction en cartes postales.
Droit au respect de la paternité : Il s'agit du droit pour l'auteur de voir son nom indiqué sur toute reproduction ou représentation de son œuvre à moins qu'il ne souhaite garder l'anonymat.
Droit au respect de l'œuvre : Le respect de l'œuvre passe par le maintien de son intégrité formelle. Toute suppression, modification, adjonction sont donc interdites. Le respect dû à l'œuvre implique également que l'œuvre ne soit pas altérée dans son esprit.
Droit de repentir ou de retrait : C'est le droit pour l'auteur de retirer son œuvre du marché postérieurement à sa publication à la condition d'indemniser préalablement l’éditeur du préjudice subi par le retrait de l'œuvre.
 
  Les droits patrimoniaux (Article L.122-1 à 3 du CPI) :
   
 
Le droit de reproduction (fixation matérielle de l'œuvre par tous procédés qui permettent de la communiquer au public d'une manière indirecte : « imprimerie, dessin, photographie, enregistrement […] »)
et le droit de représentation (« communication de l’œuvre au public par un procédé quelconque »).
Ces droits patrimoniaux sont cessibles, c'est-à-dire transmis contre rémunération. Leur gestion peut être confiée à une société d'auteurs. Leur durée est de 70 ans après la mort de l'auteur en France et dans les pays de l'Union européenne. Ainsi, en cas de décès de l'auteur, ce sont les héritiers de l'auteur qui seront titulaires des droits d'auteur pendant 70 ans. Au delà, l'œuvre tombe dans le domaine public, elle est alors à la disposition de tous et peut être exploitée librement sous réserve du respect du droit moral qui est perpétuel. « L’auteur jouit, sa vie durant, du droit exclusif d’exploiter son œuvre sous quelque forme que ce soit et d’en tirer un profit pécuniaire. » (Article L.123-1 du CPI) Si l’auteur conserve toujours les droits d’ordre moral sur son œuvre, il peut transférer les droits patrimoniaux à une personne chargée de l’exploitation de l’œuvre (voir qu'est-ce qu’un contrat d’édition ?)
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  Les droits d’auteur sont protégés
   
 
Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque (Article L.122-4 du CPI). La contrefaçon est susceptible d'être punie de deux ans d'emprisonnement et de 152 449 € d'amende. Le contenu des fichiers numériques est soumis à la législation sur le droit d’auteur de la même façon que toute publication papier traditionnelle. L’éditeur de livres numériques met en œuvre des mesures de protection des fichiers afin de garantir le recouvrement des frais de fabrication et distribution, la rémunération de l’auteur et de l’éditeur. La violation de ces dispositions soumet le contrevenant et toutes personnes responsables aux peines pénales et civiles prévues par la juridiction française. Autrement dit, effectuer des copies d’un livre numérique au bénéfice d’une autre personne, les diffuser hors du cadre familial ou tenter d’en modifier le contenu constitue des infractions.
   
  Quelques liens :
   
 
SOCIETE DES GENS DE LETTRES   www.sgdl.org
Dépôt des œuvres littéraires pour protection des droits de l’auteur, services divers (information, conseil, assistance juridique).    
     
SYNDICAT NATIONAL DES AUTEURS ET DES COMPOSITEURS   www.snac.fr
Dépôt des œuvres pour protection des droits de l’auteur, informations sur le contrat d’édition et la protection des œuvres, défense du droit moral, des intérêts patrimoniaux et du statut juridique et social des auteurs de l'écrit.    
     
CONSEIL PERMANENT DES ECRIVAINS   www.cpecrivains.asso.fr
Il regroupe l’ensemble des associations, sociétés ou syndicats d’écrivains notamment en vue de la défense des intérêts des écrivains. FAQ.    
     
SOCIETE FRANÇAISE DE GESTION COLLECTIVE DES DROITS D'AUTEUR DANS LES ARTS VISUELS (PEINTURE, SCULPTURE, PHOTOGRAPHIE, MULTIMEDIA…)   www.adagp.fr
Informe sur le droit d’auteur, propose un répertoire d’auteurs, une banque d’images, et la gestion collective des droits d’auteur de ses membres (perception et répartition, après prélèvement des frais de gestion).    
     
SOCIETE DES AUTEURS ET COMPOSITEURS DRAMATIQUES   www.sacd.fr
Information, dépôt, gestion collective des droits d’auteur de ses membres pour la scène (théâtre, spectacles…), le cinéma, la radio, la télévision, l’audiovisuel…    
     
ASSOCIATION POUR LA GESTION DE LA SECURITE SOCIALE DES AUTEURS   www.agessa.org
Informations (cession des droits d’auteur, critères d’affiliation, cotisations…) et gestion de la sécurité sociale des auteurs    
     
Informations sur la législation liée à l’utilisation d’Internet.   www.droitdunet.fr
 
 
QU’EST-CE QU’UN CONTRAT D'ÉDITION?
 
Le contrat à compte d’éditeur est encadré par le Code de la propriété intellectuelle (articles L.132 et suivants) et s’appuie donc sur la notion de droits d’auteur (voir Droits d’auteur et édition numérique). Il s’agit du contrat par lequel l’auteur d’une œuvre cède à des conditions déterminées à un éditeur le droit de fabriquer ou de faire fabriquer en nombre des exemplaires de l’œuvre à charge pour lui d’en assurer la publication et la diffusion (article L. 132-1). Il s’agit donc de la cession des droits d’exploitation (patrimoniaux) de l’œuvre en contrepartie d’une rémunération de l’auteur proportionnelle aux profits d’exploitation.
Le contrat d’édition précise généralement les éléments suivants :
- les droits patrimoniaux cédés à l’éditeur (droit de représentation, de reproduction et d’adaptation graphique et non graphique, de traduction…) et ses attributions,
- la rémunération de l’auteur et ses modalités de versement (à-valoir sur droits (avance), comptes annuels),
- les obligations de l’éditeur et de l’auteur.
Attention : Beaucoup d’éditeurs en ligne ne sont pas des éditeurs au sens traditionnel du mot, mais plutôt des prestataires de services éditoriaux. Ils ne proposent pas de vrais contrats d’édition, mais des contrats de distribution numérique ou de publication qui ont en fait toutes les caractéristiques du contrat à compte d’auteur* : l’auteur prend lui-même les frais de publication à sa charge et peut parfois être amené à effectuer lui-même la distribution.
Par ailleurs, son livre est noyé dans la masse d’information de l’Internet et ne bénéficie pas du « label qualité » d’un éditeur qui aura sélectionné et travaillé son texte.
 
  Les Netscripteurs proposent un vrai contrat d’édition
 
où ils prennent en charge les frais et risques liés à la publication, c’est pourquoi nous sommes d’autant plus attentifs à la production de livres de qualité et qu’un important travail éditorial préalable est mené en collaboration avec l’auteur afin de peaufiner et finaliser son ouvrage.
 
Voir le CODE DE LA PROPRIETE INTELLECTUELLE (rubrique Codes) sur www.legifrance.gouv.fr
*Ne constitue pas un contrat d'édition, […], le contrat dit à compte d'auteur. Par un tel contrat, l'auteur ou ses ayants droit versent à l'éditeur une rémunération convenue, à charge par ce dernier de fabriquer en nombre, dans la forme et suivant les modes d'expression déterminés au contrat, des exemplaires de l'œuvre et d'en assurer la publication et la diffusion. Ce contrat constitue un louage d'ouvrage régi par la convention, les usages et les dispositions des articles 1787 et suivants du Code civil. (Article L. 132-2 du CPI)
Ne constitue pas un contrat d'édition, […], le contrat dit de compte à demi. Par un tel contrat, l'auteur ou ses ayants droit chargent un éditeur de fabriquer, à ses frais et en nombre, des exemplaires de l'œuvre, dans la forme et suivant les modes d'expression déterminés au contrat, et d'en assurer la publication et la diffusion, moyennant l'engagement réciproquement contracté de partager les bénéfices et les pertes d'exploitation, dans la proportion prévue. Ce contrat constitue une société en participation. Il est régi, sous réserve des dispositions prévues aux articles 1871 et suivants du Code civil, par la convention et les usages. (Article L. 132-3 du CPI
 
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